Un maire agressé dans le Calvados : 4 mois de détention à domicile

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Mardi 7 mai 2024, le tribunal de Lisieux (Calvados) a rendu son délibéré dans l’affaire de l’agression de Yoan Morlot, maire de Heuland. Six mois plus tôt, le premier magistrat de cette paisible commune du pays d’Auge d’une centaine d’habitants a subi des menaces et des insultes de la part d’un artisan de 37 ans, qui faisait un feu sur un chantier. L’élu lui avait simplement rappelé que c’était interdit.

Sous surveillance électronique

L’agresseur a été condamné à 4 mois de détention à domicile, sous surveillance électronique. La juge a suivi les réquisitions du ministère public. Il devra également verser 787 euros au maire au titre du préjudice financier et 1000 euros en réparation de son préjudice moral, mais aussi 500 euros à l’Union amicale des maires du Calvados, qui s’était constituée partie civile.

« Le tribunal a envoyé un message fort »

A la sortie du tribunal, Yoan Morlot était entouré de son avocat, maître Naviaux, et d’Olivier Paz, président de l’Union amicale des maires du Calvados. L’élu se dit « satisfait » de cette décision de justice. « Le tribunal a envoyé un message fort. Les élus, les pompiers, les gendarmes, les enseignants, les soignants… tous ceux qui s’engagent pour les autres ne devraient jamais subir de violences » réagit-il.

« Je suis content d’avoir été entendu »

Olivier Paz tenait à être présent et soutenir publiquement Yoan Morlot. « Les agressions d’élus augmentent chaque année et c’est inadmissible. Il ne faudra pas s’étonner si nous avons moins de candidats aux municipales en 2026. L’Union amicale des maires du Calvados sera toujours à leurs côtés ».

Touché par les nombreuses marques de soutien reçues depuis les faits, Yoan Morlot espère désormais tourner la page. « Cette procédure a duré six mois, c’était long et éprouvant. Mais je suis content d’être allé au bout et d’avoir été entendu ».

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Son avocat aurait aimé que l’agresseur soit jugé en comparution immédiate. « Une loi votée récemment permet de le faire. Ce genre d’affaires doit être traitée rapidement et en correctionnelle » assure maître Naviaux.

« On ne juge pas l’agression d’un élu en catimini »

Dans un premier temps, le parquet avait privilégié la procédure de plaider coupable. La peine n’ayant pas été homologuée par la juge-homologateur, l’artisan a finalement comparu en audience publique. « Et c’est une bonne chose. On ne juge pas l’agression d’un élu en catimini, dans le bureau d’un procureur » estime Olivier Paz.

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Le prévenu a dix jours pour faire appel. Ni lui, ni son avocate, n’étaient présents à l’annonce du délibéré.

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