
« La crise des Fêtes 2023 ». L’intitulé qui lance le PowerPoint n’y va pas par quatre chemins. Samedi 27 avril, l’association culturelle Biltxoko, établie dans l’ancien Caveau des Augustins, accueille une conférence qui réunit, un sociologue, Philippe Steiner, la représentante du Collectif 2032, Michaëlla Clapisson, ainsi qu’une élue de la Mairie de Pampelune, Zaloa Basabe. Parmi la cinquantaine de personnes venues assister à cette table ronde sur l’avenir des Fêtes de Bayonne, certains sont commerçants, cafetiers, d’autres, de simples riverains. Derrière cette rencontre, le groupe…
« La crise des Fêtes 2023 ». L’intitulé qui lance le PowerPoint n’y va pas par quatre chemins. Samedi 27 avril, l’association culturelle Biltxoko, établie dans l’ancien Caveau des Augustins, accueille une conférence qui réunit, un sociologue, Philippe Steiner, la représentante du Collectif 2032, Michaëlla Clapisson, ainsi qu’une élue de la Mairie de Pampelune, Zaloa Basabe. Parmi la cinquantaine de personnes venues assister à cette table ronde sur l’avenir des Fêtes de Bayonne, certains sont commerçants, cafetiers, d’autres, de simples riverains. Derrière cette rencontre, le groupe local de la coalition de gauche abertzale EH Bai, convaincu qu’un « modèle alternatif aux fêtes actuelles » est possible.
Dans la rue comme au sein de la municipalité, la réflexion pour des Fêtes plus « soutenables » suit son cours. À un peu moins de deux mois et demi de la prochaine édition, Philippe Steiner insiste sur l’importance d’un tel débat. « Si vous m’aviez demandé, avant juillet 2023, ce que je pensais de Fêtes de Bayonne, je vous aurais répondu : « Je les trouve magnifiques ! » Mais depuis ce jour, quelque chose a changé… » « Ce jour », dont parle l’universitaire, c’est celui de l’ouverture des Fêtes 2023. Ce mercredi de juillet, en marge de la cérémonie du lancer des clefs, plusieurs hommes ont agressé et laissé pour mort un habitant de Bayonne, Patrice Lanies, 46 ans. Le drame a endeuillé la dernière édition, caractérisée par cinq plaintes pour viol et une fréquentation inédite de 1,3 million de personnes sur cinq jours.
« Alerter, prévenir, orienter »
« Dire ‘‘ il faut éradiquer la violence ’‘ ne sert à rien », pose le professeur émérite de sociologie à la Sorbonne. Ce dernier connaît le sujet pour s’être immergé dans ce moment de liesse populaire, entre 2017 et 2019, afin de l’étudier comme phénomène de société. De cette enquête est né un ouvrage intitulé « Faire la fête – Sociologie de la joie », aux Éditions PUF. « D’un point de vue d’historien, étudiant la criminologie, les Fêtes de Bayonne ne sont pas particulièrement dangereuses. Le nombre d’incidents graves reste modéré alors que l’événement draine un million de personnes chaque année. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire. À partir du moment où le problème est soulevé, il faut essayer de le résoudre », estime-t-il.
Le Collectif 2032 regroupe 12 associations, groupes d’habitants, professionnels, jeunes… Acteurs des Fêtes de Bayonne qui espèrent vivre un centenaire de l’événement, en 2032, plus « apaisé ». Sa porte-parole, Michaëlla Clapisson rappelle que le Collectif a formulé dix propositions, transmises en décembre dernier à la Mairie. « Certaines de ces propositions ont déjà été retenues pour les Fêtes 2024 », se félicite celle qui est aussi présidente du Groupement des associations bayonnaises.
Il s’agit, notamment, du déménagement de la fête foraine, depuis le pont Saint-Esprit et la place du Réduit vers le quai de Lesseps ou les allées Paulmy. Une mesure prise pour « fluidifier » la foule monstre à ce carrefour stratégique. Michaëlla Clapisson cite aussi la création d’une application des Fêtes pour « alerter, prévenir et orienter » les festayres. Le principe d’un « réseau d’alerte », composé d’un référent dans chaque établissement, peñas comprises, serait aussi acté. Sa mission : « transmettre des informations fiables », couper la musique d’un secteur, diffuser des messages, et peut-être favoriser le passage des pompiers.
Ce ne sont pas des images qui correspondent à nos San Fermín. Mais cela sous-entend que tous ces comportements sont permis »
« Pas de modèle idéal »
Mais au-delà des rues surpeuplées et des questions de sécurité, c’est aussi l’attitude sans gêne d’une frange des festayres qui agace. Dans le public, certains lèvent la main pour dire leur inquiétude face à un phénomène qui « prend de l’ampleur ». « Si vous tapez « San Fermín » sur internet, vous tombez sur des photos de groupe d’hommes qui, au milieu de la foule, se laisse aller à des attouchements sur des femmes, d’autres qui se jettent du haut d’une fontaine… Ce ne sont pas des images qui correspondent à nos San Fermín. Mais cela sous-entend que tous ces comportements sont permis », soulève Zaloa Basabe, conseillère municipale déléguée à la Mairie de Pampelune.
L’élue en charge, entre autres, des questions d’égalité hommes-femmes, rappelle que Pampelune a, elle aussi vécu « un point de bascule » périlleux. C’était en 2016. Cet été-là, le viol collectif d’une jeune fille de 18 ans dans le hall d’un immeuble, le soir de l’ouverture des fêtes, avait fait réagir l’Espagne tout entière. « Jusque-là, il y avait toujours eu une attitude de méfiance entre la municipalité et les mouvements féministes. Mais après cette agression, nous avons commencé à travailler ensemble et à établir un protocole d’actions et de prévention », témoigne la Navarraise. « Je n’ai pas de solution miracle pour améliorer nos fêtes, mais je pense qu’il ne faut pas viser le modèle « idéal ». Plutôt essayer de trouver le bon équilibre », tempère-t-elle.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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