Éditorial : Violences des mineurs, une préoccupation majeure

, Éditorial : Violences des mineurs, une préoccupation majeure

ÀBéziers, les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent plus circuler seuls, c’est-à-dire sans être accompagnés d’un adulte, entre 23 et 6 heures dans plusieurs quartiers de la ville. Pris par le maire Robert Ménard – ex-proche de Marine Le Pen –, cet arrêté municipal réinstaure donc la pratique du couvre-feu. Un régime…

À Béziers, les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent plus circuler seuls, c’est-à-dire sans être accompagnés d’un adulte, entre 23 et 6 heures dans plusieurs quartiers de la ville. Pris par le maire Robert Ménard – ex-proche de Marine Le Pen –, cet arrêté municipal réinstaure donc la pratique du couvre-feu. Un régime que les mineurs de Guadeloupe connaissent également depuis quelques jours. À Nice, le maire Christian Estrosi projette, lui aussi, de s’engager dans cette voie, sans exclure d’étendre ces restrictions aux moins de 14 et 15 ans.

De la métropole aux outre-mer, ces mesures sonnent comme une réponse à cette violence qui s’installe chez les plus jeunes. Mi-avril, dans le Nord, deux mineurs de 14 et 15 ans ont été mis en examen pour assassinat après la mort d’un jeune homme de 22 ans, Philippe, tué dans un guet-apens à Grande-Synthe. Début avril, dans l’Essonne, c’est un élève de 15 ans, Shemseddine, qui a été battu à mort à la sortie de son collège à Viry-Châtillon, et trois mineurs et un majeur ont été mis en examen pour assassinat.

Sur le même sujet

« Réformer la justice des mineurs s’annonce périlleux »

Dans ce contexte, il sera difficile de reprocher aux élus d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs, lesquels n’ont rien à faire la nuit dans la rue. Toutefois, émerge derrière une autre réalité : celle de la défaillance des parents. Face à cela, Gabriel Attal a annoncé son intention de les « responsabiliser », en leur imposant notamment de payer les réparations des dégâts ou en leur proposant d’envoyer leur enfant en internat.

Sur le même sujet

Alors que le Premier ministre s’est donné deux mois pour légiférer, ces propositions vont d’abord faire l’objet d’une concertation avec les différentes forces politiques. Mais réformer la justice des mineurs s’annonce périlleux. Et ce d’autant plus qu’un sujet risque fort de polariser l’attention : celui visant à atténuer « l’excuse de minorité », ce principe juridique qui permet d’amoindrir les condamnations des jeunes de moins de 18 ans. Or, le gouvernement, qui plaide pour un « choc d’autorité », assume de pouvoir les sanctionner plus sévèrement.

Si ce débat promet à l’exécutif un nouveau procès en droitisation, voire en extrême-droitisation, face à des auteurs d’ultraviolence de plus en plus jeunes, il serait judicieux qu’un consensus émerge. Car de la même manière que l’impunité ne saurait être la règle, le couvre-feu ne peut être l’unique réponse à la dérive de cette frange de la jeunesse. Sauf à se contenter d’écrans de fumée qui ne régleront rien.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

Source de l’article : Source