Dans un communiqué remis à notre rédaction, les services de police ariégeois écartent tout caractère homophobe pour l’agression commise, le lundi de Pâques, contre un lycéen appaméen, dans le quartier du Pont-Neuf. L’enregistrement de commentaires homophobes, sur les réseaux sociaux, n’a pas retenu leur attention. Enfin, l’auteur de cette agression a été identifié. Son audition permettra, peut-être, d’en savoir plus.
Ce n’était pas une agression homophobe : c’est la conclusion des enquêteurs en charge du dossier de l’agression d’un jeune homosexuel qui regagnait son domicile, dans le quartier du Pont-Neuf, le lundi de Pâques, en fin d’après-midi. « Ces faits de violences volontaires ont été commis par un seul individu. À aucun moment lors de cette agression, l’auteur n’a adressé de paroles à caractère homophobe à la victime. Réentendue sur les faits (1), celle-ci a réaffirmé l’absence de propos discriminatoires à son encontre », expliquent-ils dans un communiqué remis voici quelques jours à notre rédaction. Les enquêteurs estiment donc que le caractère homophobe de cette agression n’est pas caractérisé.
« Ils ont tapé un pédé »
Lors de son audition, Axel, 18 ans, lycéen à Saint-Girons, mais qui vit à Pamiers, avait pourtant évoqué une conversation repérée sur le réseau social Snapchat, dont « La Dépêche du Midi » a pris connaissance, entre des personnes, non identifiées, qui échangent au sujet de cette agression. « Hier soir, c’est vrai, il y a eu une bagarre. Ils ont tapé quelqu’un au centre-ville. C’était des Arabes [la suite est incompréhensible]. C’était Oussama et tout… Ils ont tapé un pédé. C’est des blédards (1). Oussama et tout », explique un homme à la voix très jeune. Cette conversation semble bien confirmer que l’agression d’un homo a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Il laisse penser que les agresseurs s’en sont vantés, mais cet enregistrement n’a pas retenu l’attention des enquêteurs. À notre connaissance, aucune copie n’a été demandée à la victime ou à ses proches.

Un agresseur, trois individus en fuite
Parmi les agresseurs, un jeune homme, Imad O… Identifié par les policiers. C’est lui qui aurait donné un violent coup de pied à Axel, dans le dos, alors que le jeune homme venait de passer devant un hall d’immeuble où il se tenait avec deux autres personnes. Selon la victime, il aurait essayé de l’entraîner vers ce hall, où se trouvaient les deux autres personnes. Mais sans y parvenir : Axel, solide gaillard, lui a opposé une résistance farouche. Les trois individus prendront la fuite lors de l’arrivée d’une patrouille de police, quelques minutes après l’agression. Ils ont été poursuivis par une proche de la victime, ainsi que par un témoin, qui circulait sur une trottinette électrique. Des détails donnés par la victime de manière immuable, devant les enquêteurs comme dans l’article publié par notre journal.
Ni conflit, ni griefs récents
Pour les proches d’Axel, le caractère homophobe de l’agression ne fait pas l’ombre d’un doute. Les agresseurs s’en sont vantés sur les réseaux sociaux. Axel et son agresseur n’entretenaient ni conflit, ni griefs récents. Ils ne se connaissaient que de vue, pour s’être croisés au collège, quelques années plus tôt. Nul doute que cette audition permettra de comprendre pourquoi il s’en est pris à lui, le frappant avant d’essayer de l’entraîner à l’écart, en le tirant violemment par le bras. Jusqu’à ce que la victime parvienne à se libérer et à s’enfuir (3).
(1) Axel a été entendu à deux reprises. Le lendemain des faits (le 2 avril), puis le 8 avril, à la suite de la parution d’un article sur cette agression dans La Dépêche du Midi. (2) Issu de l’immigration, mais qui a gardé les habitudes du bled (village). (3) Sollicité, le parquet de Foix n’a pas souhaité répondre à nos questions.
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