Deux enfants ont été agressés ce jeudi près d’une école et d’un parc à Souffelweyersheim (Bas-Rhin), par un homme « porteur de ce qui pourrait être un couteau ». Les élèves, deux petites filles de 7 et 11 ans, « présentent des blessures physiques légères » et sont sorties de l’hôpital, a précisé jeudi soir la procureure de la République de Strasbourg.
Une enquête a été ouverte pour « tentatives d’homicides volontaires sur mineures de 15 ans » et « rébellion ». Elle a été confiée à la brigade des recherches de la gendarmerie de Strasbourg.
Que s’est-il passé ?
L’agression s’est produite peu avant 14 heures. Un homme « porteur de ce qui pourrait être un couteau », s’en est pris à une fillette de 11 ans, « la blessant au cou », peu avant 14 heures, devant le groupe scolaire public Dannenberger, a indiqué la procureure.
Une personne de l’établissement a donné l’alerte. « Le mis en cause se mettait à courir et croisait alors la route d’une mère amenant sa fille de 7 ans à l’école en sortie d’un square situé à proximité. Dans sa course, il portait un coup à cette fillette, la blessant légèrement à la nuque », a poursuivi la procureure.
Malak, une adolescente, a raconté à France Bleu Alsace avoir assisté à l’agression d’un des enfants. Elle a décrit un homme avec une veste et un jean bleu : il a « attrapé ma copine, il lui a un peu égratigné la joue » avec un « petit couteau » avec un « manche en bois » puis « il a couru ». Il « marmonnait quelque chose », a-t-elle ajouté.
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L’homme interpellé, pas de motivation terroriste
Cet individu a ensuite été interpellé par les gendarmes de la brigade de Mundolsheim. Une interpellation durant laquelle il s’est « rebellé ». Il s’agit d’un homme né en 1994, « sans antécédents judiciaires au casier et présentant des fragilités psychiatriques d’après les premiers éléments recueillis », a détaillé la procureure.
Elle a précisé qu’« aucun élément de radicalisation n’est connu le concernant » et qu’« aucun élément ne permet de rattacher ces agressions à un acte terroriste ». « Les motivations du principal suspect demeurent inconnues à ce stade, celui-ci mettant en avant son état de santé mentale », a-t-elle ajouté.
Une adolescente meurt après un malaise cardiaque
L’école a été confinée immédiatement après l’attaque, dans le cadre du plan de mise en sûreté des établissements scolaires, comme tous les établissements scolaires des alentours. Des représentants de la Croix Rouge, quatre membres des équipes mobiles de sécurité de l’académie de Strasbourg, ainsi que le directeur de cabinet du préfet, Jean-Baptiste Peyrat, se sont rendus sur place.
Après ce confinement, une adolescente de 14 ans, scolarisée en 4e au collège des Sept Arpents, a été transférée à l’hôpital en urgence absolue, victime d’un malaise cardiaque. « Les équipes du collège lui ont prodigué les gestes de premiers secours et ont appelé le SAMU » a précisé la préfecture. Vendredi matin, on a appris le décès de cette adolescente, confirmé par le rectorat.
« Sidération » devant un « acte insupportable »
La ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, a dénoncé sur X un « nouvel acte insupportable » et insisté sur la « réaction ferme et immédiate » mise en œuvre.
« C’est la sidération », a réagi le maire, Pierre Perrin, « on ne pensait pas que ça puisse nous arriver dans une petite ville ou un petit village à côté d’une grande ville, où la situation est relativement calme. On n’a pas de difficultés. Pourquoi cet individu est venu s’en prendre à nos enfants ici ? Je ne sais pas ».
Un service de sécurité « sur l’ensemble de la commune » ce vendredi
« Un service de sécurité sur l’ensemble de la commune » de Souffelweyersheim a été déployé ce vendredi, a indiqué l’élu. « La gendarmerie a prévu la situation ».
Une cellule d’urgence médico-psychologique est également ouverte dans l’école concernée, qui compte 13 classes et 320 élèves. Les cours ont bien lieu pour la dernière journée avant les vacances de printemps, ce vendredi soir.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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