Lundi soir, la directrice d’une école du 11e arrondissement de Marseille a été frappée par la grande sœur d’une élève qui n’avait pas pu participer à une sortie scolaire, faute d’autorisation parentale. Elle a reçu cinq jours d’ITT et a décidé de porter plainte.
À Marseille, une mère et sa fille ont été placées en garde à vue mercredi à la suite d’une altercation avec une directrice d’école. En cause, un différend à propos d’une autorisation parentale non signée privant un élève de leur famille d’une sortie scolaire.
C’est devant le portail de l’école, que la mère de l’élève et sa grande sœur ont demandé des explications aux enseignantes lundi. Le ton est monté, les insultes fusent. La directrice de l’école est intervenue et leur a demandé de quitter les lieux. C’est à ce moment-là que la jeune fille lui a asséné des coups et l’a griffée.
Une scène choquante: “C’est un motif futile donc on va dire que c’est encore pire, mais quelle que soit la raison, on ne s’en prend pas physiquement à des enseignants”, indique un parent d’élève.
Une « radicalisation des jeunes » au niveau de la violence
La directrice, « reconnue, investie et très aimée » selon le rectorat, s’est vue prescrire cinq jours d’incapacité totale de travail. Le petit garçon, lui, retourne à l’école dès le lendemain, ce qui exaspère les parents d’élèves qui ont écrit au recteur pour demander son changement d’établissement.
“On ne veut absolument pas que les enseignants ou la directrice se retrouvent de nouvelles fois face à cette famille. Aussi bien pour les enseignants que pour nos enfants, c’est quand même assez violent à vivre. Il y en a qui dorment toujours très mal la nuit”, assure-t-il.
Une demande appuyée par Sylvain Souvestre, maire du 11e arrondissement de Marseille, abasourdi par cette violence. “Il n’y a plus de crainte de l’autorité, de la hiérarchie, que ce soit des forces de l’ordre, de l’éducation nationale, des élus… Et l’attitude de la jeune fille, qui a 17-18 ans, est juste inacceptable. On voit qu’il y a vraiment une radicalisation chez les jeunes au niveau de la violence physique et verbale”, dénonce-t-il.
La directrice de l’établissement a porté plainte tout comme l’inspecteur académique, en soutien à cette dernière.
« Elle est choquée »
Invité ce jeudi matin sur RMC, Thierry Pajot, Secrétaire Général National chez Syndicat des Directrices et Directeurs d’École, a donné des nouvelles de cette directrice.
“Nous avons eu des nouvelles mercredi après-midi. Elle est choquée, elle a déposé plainte contre cette famille. Elle est chez elle, mais ça ne l’empêche pas de veiller au bon fonctionnement de son école à distance”, indique-t-il
Il ajoute: “Elle est directrice depuis quelques années, donc elle est expérimentée. La violence face à un directeur ou une directrice, on n’est pas préparé à cela. Ça peut arriver à n’importe quel moment”, estime-t-il.
Un accompagnement psychologique a été proposé aux élèves et aux enseignants de l’établissement.
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