
Les élus écologistes lyonnais ont reproché aux services de l’État d’avoir autorisé la pose d’une publicité géante sur un échafaudage de la place Bellecour. Des critiques peu goûtées du côté de la préfecture qui leur a répondu sur X.
Le Figaro Lyon
Alors que la question de l’attractivité de la Presqu’île et de la pérennité des commerces indépendants est devenue un sujet brûlant à Lyon depuis plusieurs mois, l’adjointe chargée du Commerce Camille Augey a fustigé sur X l’installation d’une bâche publicitaire géante d’Ikea sur un échafaudage de la place Bellecour. «La Direction régionale des affaires culturelles autorise des publicités géantes pour Ikea. Soutenons le commerce indépendant plutôt que d’inciter les Lyonnaises et les Lyonnais à aller consommer dans des grandes chaînes hors de Lyon !», a critiqué l’élue écologiste. Rapidement suivie par Benjamin Badouard, coprésident du groupe écologiste de la métropole de Lyon, qui a publiquement sermonné la préfecture : «Après la bâche pour The Village, la DRAC autorise une nouvelle publicité géante qui concurrence les commerces indépendants du centre-ville de Lyon. On sait les commerces de la Presqu’île en difficulté : pourriez-vous les protéger plutôt que les affaiblir ?».
L’attractivité en question
Des attaques contre les services de l’État pas vraiment au goût de la préfecture qui a directement répondu aux élus lyonnais sur X. «L’affichage publicitaire sur échafaudage durant la restauration de bâtiments historiques privés est encadré par l’article L. 621-29-8 du code du patrimoine. Ce dispositif permet de financer les travaux, donc d’améliorer le cadre de vie du centre-ville et son attractivité», a-t-elle taclé, utilisant le terme d’attractivité à dessein, la majorité écologiste lyonnaise étant régulièrement attaquée sur sa politique de piétonnisation du centre-ville qui, selon ses détracteurs, nuirait à l’économie du quartier. «Ils utilisent ce sujet de la bâche pour essayer de se faire les défenseurs du commerce indépendant sur lequel ils reçoivent beaucoup de critiques. Mais qui peut croire que les personnes qui vont chez Ikea, sont les mêmes qui achètent des meubles très haut de gamme en Presqu’île ?», analyse un observateur de la vie politique locale. De leur côté, les écologistes qui ont déjà fortement restreint la publicité dans l’espace public et les transports en commun assurent avoir réagi pour «protéger les petits qui trinquent face aux gros». «La volonté de changement sur la publicité est majoritaire à Lyon. Nos élus ont pris la parole face à la concurrence que subissent les indépendants face au e-commerce, aux centres commerciaux de périphérie et aux grosses entreprises», précise l’entourage du maire de Lyon.
Pas une première
Cette passe d’armes intervient dans un contexte de tensions latentes entre la municipalité écologiste et la préfecture du Rhône sur la question de la sécurité et de la vidéoprotection à Lyon notamment. Ce n’est toutefois pas la première fois que l’apparition d’une bâche publicitaire sur la place Bellecour fait des remous entre Rhône et Saône. En 2019, l’affiche d’un burger géant promouvant l’entreprise Deliveroo, installée au-dessus de la statue du Veilleur de Pierre, où se trouve le mémorial de la résistance, avait été retirée à la suite des demandes de l’association nationale des anciens combattants et amis de la résistance (ANACR) qui estimait déplacé que la cérémonie en hommage aux victimes et héros de la déportation ait lieu sous cette réclame.
Concernant ces publicités, la préfecture précise que la Drac ne peut intervenir sur leur contenu «sauf pour interdire les messages d’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination, offensants envers les institutions publiques ou tout devoir mémoriel, ou encore marqués politiquement».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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