Mourenx : les enseignants de l’école Charles de Bordeu exercent leur droit de retrait après une agression

, Mourenx : les enseignants de l’école Charles de Bordeu exercent leur droit de retrait après une agression

« On ne se sent plus en sécurité dans l’école, la situation se dégrade de jour en jour et l’agression de lundi est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il y a un climat d’impunité et, au-delà, une non-reconnaissance de la souffrance des…

« On ne se sent plus en sécurité dans l’école, la situation se dégrade de jour en jour et l’agression de lundi est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il y a un climat d’impunité et, au-delà, une non-reconnaissance de la souffrance des enseignants ». Jeudi 11 avril, un mouvement de grève, soutenu par les syndicats FSU-SNUIPP 64 et FO, a été décidé par les enseignants de l’école Charles de Bordeu qui ont demandé leur droit de retrait auprès de leur employeur.

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Une soixantaine de personnes, enseignants de l’école de Bordeu mais aussi des autres écoles de la ville, agents d’entretien et de cantine, des parents d’élèves et des élus venus en soutien au mouvement, étaient présents sur le parvis du Mi [X]. « L’école est en Réseau d’éducation prioritaire (REP). Nous avons 120 élèves avec effectifs réduits en CP (10 élèves) et CE1 (13 élèves), mais les autres classes comptent 26 élèves chacune. Dans ces effectifs, il y a 25 enfants identifiés en situation de handicap. Ils ont leur place à l’école, mais nécessitent plus de travail et aucun moyen supplémentaire n’est accordé », explique Carine, AESH.

Déjà une plainte en février

Depuis le début de l’année, il semble que plusieurs enseignants aient été agressés, verbalement ou physiquement. « Il y a toujours eu des problèmes, mais là, ils reviennent de plus en plus souvent, ce qui ajoute au malaise que ressent l’équipe. Une plainte a d’ailleurs été déposée en février », souligne une enseignante. Aujourd’hui, la directrice remplaçante et l’enseignante contractuelle agressées lundi sont en arrêt maladie. « Nous regrettons que l’administration ne fasse pas son devoir et reste muette. La souffrance des enseignants et des agents n’est pas reconnue », confie Clément Pottier, représentant du FSU-Snuipp 64, appuyé par Mathilde Blanchard, déléguée FSU et coordinatrice REP.

« On est en REP et pourtant le manque de moyen est criant. Un poste d’enseignant en plus serait un minimum pour permettre au cycle 3 de descendre en dessous de 20 élèves. Nous n’avons plus qu’un psychologue scolaire, un soutien pédagogique et un rééducateur alors qu’avant, ils étaient trois fois plus ».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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