Jura Tribunal : alcoolisé, il avait agressé deux jeunes filles sur une place de Saint-Claude

, Jura Tribunal : alcoolisé, il avait agressé deux jeunes filles sur une place de Saint-Claude

Il ne reconnaît que partiellement les faits. Le 19 février dernier, un homme de 37 ans, alcoolisé, alpague deux jeunes filles assises sur un banc.

L’une a 14 ans, l’autre 16. L’homme, visiblement ivre au moment des faits, s’approche d’elles et les invective, avant de s’asseoir sur le banc entre elles deux. Les deux jeunes filles racontent ensuite qu’il a touché leurs fesses, ventre et genou.

« J’ai ressenti de la peur »

Les deux amies le repoussent, lui demandent à plusieurs reprises d’arrêter, de s’en aller. Des faits contestés, ce 9 janvier, devant le tribunal judiciaire de Lons-le-Saunier. « J’étais ivre, mais je me connais. Insulter, peut-être, mais pas toucher. Ou alors, c’était amical », affirme le prévenu. Les deux jeunes filles iront se réfugier dans un commerce voisin.

L’une des deux vient témoigner à la barre. « Pour être honnête, je ne me souviens plus exactement de comment cela s’est passé. J’ai ressenti de la peur », explique-t-elle. Sa mère, quant à elle, affirme « ne pas demander d’argent en réparation. Mais seulement que ce monsieur se soigne, ne recommence pas ».

L’homme, connu de tous à Saint-Claude où il erre souvent dans les rues, assure « aimer le contact avec les gens, les considérer comme mes filles ». Le prévenu a eu un parcours de vie difficile.

« Qu’est-ce qu’il faut faire avec vous ? »

Placé en famille d’accueil à l’âge de 2 ans, il reconnaît être alcoolique et a essayé d’entamer des soins. Son casier judiciaire témoigne également d’années de délinquance. « 37 mentions à votre casier judiciaire pour des faits de 2002 à 2020. Beaucoup de violences, violences aggravées, outrage, conduite sans permis, conduite sous l’empire de l’état alcoolique, de vols… Mais pas d’infractions sexuelles », liste le président. Avant de questionner : « Qu’est-ce qu’il faut faire avec vous ? Vous avez été incarcéré de nombreuses fois. Vous avez eu du sursis, une mise à l’épreuve… L’institution judiciaire en a ras-le- bol de vous voir. Vous sortez, vous recommencez », a-t-il pointé du doigt.

1 an de prison ferme

Pour son avocate, Me Sophie Lorimier-Baudot, son client sera reconvoqué tant qu’il ne sera pas sorti de l’alcool. Mais pour elle, une agression sexuelle « ne correspond pas à son profil, vous avez vu son casier. Il n’avait pas d’arrière-pensée, pas cette notion d’agresser sexuellement, même si cela constitue une agression sexuelle. Pour lui, une main sur la cuisse ne constitue pas une agression sexuelle », a-t-elle plaidé.

Le tribunal a décidé de le condamner à 18 mois de prison, dont 6 mois assortis d’un sursis probatoire renforcé pendant deux ans. Il devra travailler, se soigner et aura un accompagnement individuel renforcé.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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